L'énigme Charles Claudel (1873-?)
par Anne Rivière-Petitot

Le 9 décembre 1983, alors que, avec Bruno Gaudichon à cette époque conservateur au musée Sainte-Croix de Poitiers, nous préparions le catalogue de l'exposition Camille Claudel pour Paris et Poitiers, la Conservation du musée Rodin était prévenue qu'une toile signée C. Claudel passait en vente à Drouot : L'Enfant aux colombes (aujourd'hui dans une collection particulière, n° NR 14 de notre catalogue, Adam Biro, 1996). Les conservateurs du musée Rodin, accompagnés de Bruno Gaudichon, sont allés voir cette oeuvre dans l'éventualité d'une acquisition mais n'ont pas surenchéri, peu sûrs qu'ils étaient de l'authenticité de la toile. La manière en est en effet fort éloignée des dessins et peintures déjà connus de Camille Claudel et la signature, totalement différente de celle de l'artiste, porte deux caractéristiques marquantes : une barre au-dessus du d et un fort paraphe en dessous du nom.

Cette toile fut alors intégrée au catalogue (Paris-Poitiers 1984), dans la section des oeuvres non exposées, sous le n° 122 avec une notice qui insistait fortement sur son caractère singulier, tant par son style que son thème, dans le corpus des peintures de Camille Claudel.
Puis, dans le catalogue de madame Reine-Marie Paris et monsieur Arnaud de La Chapelle (Harris-Biro, 1990), et au gré des catalogues d'expositions, nous avons vu apparaître deux tableaux portant la même signature caractéristique -- L'Amie anglaise (NR 23 de notre catalogue de 1996 et n° NA. E11 de l'édition 2000) et le Portrait d'Edmond Bigand Kaire (NR 13 de notre catalogue de 1996 et n° NA. E1 de l'édition 2000). S'il avait été possible d'admettre que L'Enfant aux mouettes était unique mais peut-être de la main de Camille Claudel et donc intégrable au catalogue de ses oeuvres, la facture si différente et surtout l'absence totale de documentation sur ces nouvelles toiles nous amenèrent à penser qu'il s'agissait là d'un autre Claudel.

Sur les traces de C. Claudel

C'est alors que j'entrais en contact avec les propriétaires d'un tableau portant cette même signature : La Vachère d'après Julien Dupré (NR 22 de notre catalogue de 1996 et n° NA. E10 de l'édition 2000). Après examen et vaines enquêtes sur un C. Claudel, peintre, nous avons porté le tableau à madame Paris qui ne le retint pas comme une oeuvre de Camille Claudel.
Convaincue, ainsi que les propriétaires de La Vachère, que ou bien tous ces tableaux étaient de Camille Claudel, ou bien que si l'un ne l'était pas, aucun ne l'était, il apparut donc qu'une enquête était nécessaire. La recherche classique dans tous les dictionnaires français et étrangers des artistes ainsi qu'une lettre circulaire à tous les Claudel de France ne donnèrent aucun résultat. Il fallait une enquête plus approfondie.
Retrouver les anciens propriétaires de La Vachère était une priorité.
Monsieur Devisme prit contact avec le brocanteur de la Creuse qui lui avait vendu le tableau et de proche en proche nous en sommes arrivés au premier propriétaire de l'oeuvre, lui-même expert en tableaux, qui l'avait déposé chez le brocanteur, absolument persuadé que ce n'était pas « un Camille Claudel ». J'appris ainsi que de nombreux portraits de membres de sa famille et des paysages, portant tous la même signature, étaient en Creuse soit dans sa propre maison soit dans celles de ses cousins. Nous avions alors -- et depuis nous avons retrouvé deux autres toiles, deux paysages datés de 1900 et 1901 dont le premier est une copie d'une toile de Harpignies -- une série de 18 toiles portant la même signature (NR 15 à NR 21 et NR 24 à NR 30 de notre catalogue de 1996), dont huit portraits de membres de la famille Chapal.
Dans cette famille, il n'y avait aucune preuve que Camille Claudel ait pu être l'auteur de ces toiles. La grand-mère des possesseurs de ces dix huit toiles, Marthe Chapal, dont le portrait avait été fait l'année des ses douze ans (Jeune fille en vert, NR 16 de notre catalogue de 1996 et n° 4 de la liste ci-dessous), n'avait jamais parlé d'une femme peintre mais d'un élève de Victor Guétin. Il était impossible qu'il n'y ait aucun souvenir de Camille dans la légende familiale si elle avait peint autant de portraits de la famille Chapal et réciproquement nous n'avons trouvé aucune trace de cette famille dans la biographie de Camille Claudel.

Recherches à Vincennes et Montreuil.

Une information fondamentale était que tous ces portraits étaient ceux de membres de la famille Chapal, une dynastie de peaussiers et tanneurs dont l'usine principale était à Montreuil. De plus l'un des tableaux, Madame Émile Chapal (NR 18 de notre catalogue de 1996 et n° 6 de la liste ci-dessous), portait au dos sur le châssis la marque d'un fournisseur d'articles de peintres à Vincennes. C. Claudel devait donc, d'une façon ou d'une autre, être lié à la famille Chapal et à la région de l'est parisien.
Les tables décennales des naissances, mariages et décès entre 1860 et 1914 me permirent de découvrir le mariage, le 26 mars 1898, d'un Charles, Antoine Claudel, artiste peintre né le 27 juillet 1873 à Lille et habitant 17 rue de l'Union à Vincennes. La rue de l'Union est limitrophe de la commune de Montreuil. Ces tables permirent aussi d'apprendre l'existence d'un fils de Charles Claudel, Maurice Claudel, né le 8 octobre 1897 à Vincennes.
En revanche, les recensements de 1896 et 1901 et les listes électorales de 1890 à 1914 de Vincennes n'apportèrent aucun renseignement.
Aux archives municipales de Vincennes et aux archives départementales de Créteil (dont dépend Vincennes), aucun document sur la vie artistique du tournant du siècle (journaux, compte-rendu de sociétés, mémoires), aucune société d'artistes, même amateurs, ne mentionnait cet artiste, aucune commande publique ne lui avait été faite et la "Société des Amis du vieux Vincennes" ne savait rien de lui.
Si ce Charles Claudel était bien l'auteur des portraits de la famille Chapal, il devait être lié à Montreuil. Je fis donc le même parcours à Montreuil qu'à Vincennes. Les tables décennales n'indiquèrent rien, les recensements, classés par rue, demandaient trop de temps sans une adresse. En revanche, et enfin, les listes électorales me prouvèrent la présence à Montreuil de Charles Claudel, artiste peintre né à Lille en 1873, 25 rue de l'Ermitage, à partir de 1903 (n° 151-2 et "Addition" n° 11-6), en 1904 (n° 162-3), 1905 (n° 166-5), 1906 (n° 191-2), 1907 (n° 182-8), 1908 (n° 203-4), 1909 (n° 195-8), 1910 (n° 221-1 avec mention d'un "départ") et dans les "Retranchements" de la liste de 1911 (n° 16-8).
Mais aux archives municipales de Montreuil et aux archives départementales de Bobigny (dont dépend Montreuil), il n'existe aucun document sur la vie artistique de Montreuil et a fortiori sur Claudel. La piste semblait donc s'arrêter.

C. Claudel et Méliès

Lors des investigations dans les différentes archives, toutes les pistes à caractère culturel et artistique faisaient surgir le fait que Montreuil a été le berceau des débuts du cinéma avec Lumière, Méliès, Pathé ... J'ai alors pensé aux décors de cinéma et donc aux peintres-décorateurs et j'ai alors trouvé un Claudel mentionné dans différents ouvrages sur Méliès :

« Méliès et son collaborateur Claudel ... »
(Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, p. 56 Flammarion, 1949)
« [Georges Méliès] avait pour collaborateur un nommé Claudel, décorateur, (...) les trucs de machinerie, les mises en mouvement furent, chez Méliès, en grande partie l'oeuvre de Claudel. »
(Maurice Bessy et Jean-Louis Chardons Dictionnaire du cinéma et de la télévision, T. II, p. 28 Jean-Jacques Pauvert, 1965-71)
« En 1897, Georges Méliès construit son premier studio à Montreuil. ses premiers collaborateurs, pour la réalisation des décors de ses films, s'appellent Claudel et Colas. »
(Max et Jacques Douy, Décors de cinéma. Les studios français de Méliès à nos jours, p. 9 , Éditions du Collectionneur, 1993)
« En 1902, au moment de son apogée, Méliès transforme son studio de Montreuil et prend avec lui le peintre-décorateur Claudel ... »
(Léon Barsacq, Le décor de film, 1895-1969, p. 14, Henri Veyrier, 1985)

Et enfin, la petite-fille de Méliès, madame Malthète-Méliès, rapporte dans son ouvrage Méliès l'Enchanteur, pp. 246-247 (Hachette Littérature, 1973) que le théâtre Robert-Houdin, acquis en 1888 par Méliès au 8 bd des Italiens, ayant été détruit par un incendie, un nouveau théâtre fut reconstruit et inauguré le 22 septembre 1901. Le décor de la salle, qui comportait trois grandes toiles évoquant la magie et un plafond rappelant les figures des principaux automates de Robert Houdin, était dû à Claudel.
L'élément décisif fût que les membres de la famille Chapal m'assurèrent alors des liens entre Méliès et Émile Chapal. Georges Méliès avait tourné quelques films dans l'usine et la cour de l'entreprise Chapal à Montreuil et les descendants d'Émile Chapal possèdent encore aujourd'hui un ensemble de films de Méliès avec les projecteurs d'époque. La boucle était bouclée : propriétaire de La Vachère -> Émile Chapal -> Vincennes-Montreuil -> Charles Claudel -> Georges Méliès -> Émile Chapal.
Nous avions donc là un étonnant faisceau de présomptions en faveur de l'attribution des toiles signées C. Claudel à Charles, Antoine Claudel, né à Lille en 1873, marié à Vincennes en 1898 et qui fut le collaborateur de Georges Méliès entre (au moins) 1897 et 1911 (date du dernier tableau exécuté pour la famille Chapal). La probabilité qu'il y ait eu, en même temps, dans l'entourage de la famille Chapal, deux artistes ayant le même patronyme et la même initiale de prénom étant nulle, nous avions là une forme de preuve que les tableaux de la famille Chapal étaient bien de la main de Charles Claudel. Il était donc essentiel de voir la signature de celui-ci sur l'acte de mariage afin de la comparer à celle des tableaux.
Nous avons obtenu la photocopie de l'acte de mariage de Charles, Antoine Claudel et la signature, à la plume, est bien C. Claudel et non C. A. Claudel ou Ch. Claudel et porte les deux caractéristiques de la signature au pinceau : retour du d en forme de barre et soulignement de la signature à partir du l en retour arrière.
Nous avions ainsi la certitude que le peintre décorateur de Méliès, Charles Claudel, était bien l'auteur des toiles signées C. Claudel.

Charles Claudel et sa famille

Le fils de Charles Claudel, Marcel Charles, né le 8 octobre 1897 à Vincennes, légitimé par le mariage de ses parents le 26 mars 1898, est mort à Ivry le 11 décembre 1953. L'épouse de Charles Claudel était originaire d'Ivry ; son tuteur Jules Nestor Lefrancq logeait 24 bis rue Raspail à Ivry. Il y avait bien peu de chances que Maurice Claudel soit encore en vie mais peut-être avait-il eu des enfants ? Il fallait les retrouver.
Nous avons donc dépouillé les listes électorales d'Ivry et les recensements sur cette commune. En 1900, Jules Nestor Lefrancq (n° 147.9) était encore à Ivry et nous avons appris qu'il était né à Paris le 18 avril 1873. En 1950 (n° 05.194), nous avons trouvé un Marcel Charles Claudel, Chauffeur TCRP, 142 rue Marcel Hartmann à Ivry.
Les recensements de 1898, 1901 et 1911 n'ont rien donné.
Puisque Marcel Charles Claudel était décédé à Ivry, nous nous sommes rendue au cimetière de cette commune pour apprendre qu'il y avait été inhumé le 14 décembre 1953 dans une concession décennale n° 34 227, Division 8-5-16 qui aurait dû disparaître en 1965 (10 ans + 2). Mais le 25 novembre 1960 un Georges Claudel acquiert une seconde place (n° 27 768) pour une Georgina Planckaert décédée à Ivry le 24 novembre et née à Roubaix le 13 octobre 1895. Nous étions certainement en présence des parents et d'un fils. La concession n'a pas été renouvelée et la tombe a disparu en 1976.
Aux archives de l' État civil d'Ivry nous avons fait la demande des actes de décès de Marcel Claudel et Georgina Planckaert. Ils étaient mari et femme et Georges Claudel, qui a fait les deux déclarations de décès, était leur fils. Âgé de 23 ans en décembre 1953 et de 29 en novembre 1960, il était donc né entre le 24 novembre et le 11 décembre 1930. Dessinateur industriel, il logeait chez ses parents en 1953 mais en 1960 il demeurait 17 allée Mirabeau à Bagneux. À Bagneux, pas de Claudel, hélas, au 17 allée Mirabeau.
Après avoir fait, grâce au Minitel, la liste de tous les Georges Claudel de France, je les ai contactés les uns après les autres pour enfin retrouver le petit-fils de Charles Claudel dans la région parisienne. Hélas, la piste s'arrêtait encore. Le petit-fils de Charles Claudel ne possède aucune oeuvre de son grand-père. Il se souvient en revanche très bien que son propre père, Marcel Claudel, lui a raconté avoir figuré enfant dans quelques films de Méliès.

Charles Claudel et le théâtre Robert-Houdin

Méliès acquit en 1888 de la veuve de Robert Houdin le théâtre sis 8 bd des Italiens. Situé au premier étage d'un immeuble appartenant à monsieur de Rohan-Chabot, il le remit à neuf. Il comportait alors cent soixante places et Méliès y présentait des féeries émaillées de trucages.
Pressentant l'avenir du tout jeune cinéma, il y présenta aussi des films à partir de 1897. En 1901, l'immeuble fut en partie détruit par le feu et monsieur de Rohan-Chabot fit la demande d'autorisation de "reconstruction d'un étage détruit par suite d'incendie" (Rapport de l'Architecte-voyer de la Préfecture de la Seine, n° 1585). Bien que l'immeuble soit "atteint par le prolongement du bd Haussmann", autorisation fut donnée pour des "modifications et des réparations intérieures" (mai/juin 1901).
C'est alors que Méliès fit appel à Charles Claudel pour la réalisation du décor de la nouvelle salle sur ses propres dessins. La salle était blanche et or avec des fauteuils et des tentures vert pâle. Au plafond étaient peints les principaux automates de Robert-Houdin entourés de cartouches où figuraient les noms de célèbres magiciens. Aux murs étaient accrochés des tableaux (de Charles Claudel donc) représentant un sorcier, un escamoteur et un prestidigitateur Louis XV (Articles de Méliès in Passez muscade de 1927 à 1935).
En 1922/23, le théâtre est détruit avec les immeubles compris entre les numéros 2 et 14 du bd des Italiens pour l'achèvement du percement du bd Haussmann. Le travail de peintre de Charles Claudel a donc disparu et, les films anciens n'ayant pas de générique, nous ne pouvons lui attribuer aucun décor de cinéma. De plus les archives Méliès ont tragiquement disparu pendant l'Exode de la Guerre de 40.
Évidemment, il serait intéressant de pouvoir assurer définitivement cette attribution par la découverte d'autres toiles et en particulier par des oeuvres postérieures à l'internement de Camille Claudel (après 1913) ou des esquisses signées de décors pour Méliès.

Anne Rivière    

 

 

Charles Claudel : Oeuvres recensées

1. Portrait d'homme en uniforme avec un livre et une plume d'oie (1895)
Huile sur toile
H. 59 ; L. 73 cm.
S. D. h. d. en rouge : C. Claudel 1895.HISTORIQUE : Acquis dans le marché de l'art, à Lyon.
BIBLIOGRAPHIE : 1990, R.-M. Paris-A. de La Chapelle, n° 87, p. 231 ; 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 13, p. 180, repr.
EXPOSITIONS : Semble n'avoir jamais été exposé.
LOCALISATION : Coll. part.

2. Enfant aux colombes ou Fillette aux colombes ou Jeune fille morte aux mouettes (1898)
Huile sur toile
H. 125 ; L. 130 cm.
S. D. b. d. en brun : C. Claudel 1898.
HISTORIQUE : Acquis à l'Hôtel Drouot le 9 XII 1984.
BIBLIOGRAPHIE : 1984, B. Gaudichon, n° 122, p. 134 ; 1987, R.-M. Paris, n° 51, p. 76, repr. ; 1988, R.-M. Paris, n° 51, repr. ; 1990, R.-M. Paris-A. de La Chapelle, n° 90, p. 234, repr. ; 1990, Hambourg, p. 107 repr. ; 1990, N. Barbier, n° 64, p. 102, 152, repr. ; 1991, N. Barbier, n° 68, p. 104, 157, repr. ; 1992, I. Garnier, p. 97 repr. ; 1993, R.-M. Parris, repr. p. 63 ; 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 14, p. 180, repr.
EXPOSITIONS : 1987-1988, Japon, n° 51 ; 1988, Washington, n° 51 ; 1990, Hambourg ; 1990-1991, Martigny, n° 64 ; 1991, Paris, n° 68.
LOCALISATION : Coll. part.

3. Le soir (1898)
Huile sur toile
H. 78 ; L. 92 cm.
S. D. et titré b. g. : C. Claudel 1898 Le Soir.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 15, p. 181, repr.
LOCALISATION : Coll. part.

4. Jeune fille en vert (1898)
Huile sur toile
H. 162,5 ; L. 97 cm.
S. D. h. d. en rouge : C. Claudel 1898.
HISTORIQUE : Oeuvre conservée dans la famille du modèle.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 16, p. 181, repr.
LOCALISATION : Coll. part.
Ce portrait est celui de Marthe Chapal (1887-1983) à douze ans, fille d'Émile et Claudia Chapal.

5. Léonard Chapal (1898)
Huile sur toile
H. 65 ; L. 55 cm.
S. D. h. d. : C. Claudel 1898.
Sur le châssis, étiquette d'un papetier : « Jouve, Vincennes ».
HISTORIQUE : Oeuvre conservée dans la famille du modèle.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 17, p. 181, repr.
LOCALISATION : Coll. part.
Cette toile est un portrait de Léonard Chapal (1828-1906), père d'Émile Chapal.

6. Madame Émile Chapal (1899)
Huile sur toile
Originairement rectangulaire, la toile a été recoupée pour un cadre ovale.
H. 65 ; L. 54 cm.
S. D. h. d. : C. Claudel 1899.
HISTORIQUE : Oeuvre conservée dans la famille du modèle.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 18, p. 181, repr.
LOCALISATION : Coll. part.
Née Claudia Chapal (1864-1950), soeur de Barthélémy Chapal et nièce de Léonard Chapal, elle était la cousine germaine de son mari Émile Chapal.

7. Émile Chapal (1899)
Huile sur toile
Originairement rectangulaire, la toile a été recoupée pour un cadre ovale.
H. 65 ; L. 54 cm.
S. D. h. g. : C. Claudel 1899.
Au dos étiquette : Étiquette Montezin.
HISTORIQUE : Oeuvre conservée dans la famille du modèle.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 19, p. 182, repr.
LOCALISATION : Coll. part.
Émile Chapal (1858-1932), tanneur et industriel, exerçait à Montreuil et créa une entreprise aux États-Unis où il fit fortune.

8. Bathélémy Chapal (1899)
Huile sur toile
H. 88 ; L. 68 cm.
S. D. h. d. : C. Claudel 1899
HISTORIQUE : Oeuvre conservée dans la famille du modèle.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 20, p. 182, repr.
LOCALISATION : Coll. part.
Le modèle (1870-1909) était le frère de Claudia Chapal et le cousin germain d'Émile Chapal.

9. Paysage (d'après Harpignies) (1899-1900)
Huile sur toile
Dimensions
S. D. b. g. : D'après Harpignie C. Claudel 99
Au dos, sur la toile, inscription au crayon gras : C. Claudel 18/1/1900
HISTORIQUE : Oeuvre retrouvée dans le commerce d'art ; vente
LOCALISATION : Coll. part.

10. La vachère (d'après Julien Dupré) (1900)
Huile sur toile
H. 50 ; L. 75 cm.
S. D. b. g. en noir : d'après J. Dupré 1889 C. Claudel 1900.
HISTORIQUE : Acquis dans le marché de l'art en Creuse. Provenant de la famille Chapal.
BIBLIOGRAPHIE : 1992, I. Garnier, p. 94-95 repr. ; 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 22, p. 183, repr.
EXPOSITIONS : 1992, Paris.
LOCALISATION : Coll. part.
Original (huile sur toile, 54,5 x 65,7 cm, signé en bas à droite : JULIEN DUPRè) passé en vente chez Christie's, New York, le 22 mai 1990.

11. Portrait de jeune femme ou L'Amie anglaise (1900)
Huile sur toile
H. 64 ; L. 54 cm.
S. D. h. d. en rouge : C. Claudel 1900.
HISTORIQUE : Acquis en Grande Bretagne.
BIBLIOGRAPHIE : 1988, R.-M. Paris, n° 68, repr. ; 1990, R.-M. Paris-A. de La Chapelle, n° 92, p. 236, repr. ; 1990, N. Barbier, n° 72, p. 110-111, 154, repr. p. 110, 154 ; 1991, N. Barbier, n° 76, p. 112-113, 158, repr. p. 112, 158 ; 1992, I. Garnier, p. 97, repr. ; 1993, R.-M. Paris-G. Perrault, n° 17, p. 67, repr. ; 1993, R.-M. Paris, repr. p. 46 ; 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 23, p. 183, repr.
EXPOSITIONS : 1988, Washington, n° 68 ; 1990-1991, Martigny, n° 72 ; 1991, Paris, n° 76 ; 1993, Hong Kong-Taipei-Séoul, n° 17.
LOCALISATION : Coll. part.

12. Les biches (d'après Gustave Courbet) (1900)
Huile sur toile
H. : 65 ; L. : 81 cm.
S. D. b. d. : d'après Courbet C. Claudel 1900.
Au dos annoté : C. Claudel 18-1-1900.
HISTORIQUE : Ancienne collection Chapal.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 24, p. 183, repr.
LOCALISATION : Coll. part.
L'original, intitulé La Remise de chevreuils au ruisseau de Plaisir-Fontaine (174 x 209 cm) de 1866, est conservé au Musée d'Orsay.

13. Paysage (1901)
Huile du toile
H. 65 ; L. 100 cm
S. D. b. g. en noir: C. Claudel 1901
HISTORIQUE: Oeuvre localisée en 1998.
LOCALISATION : Coll. part.

14. La grotte (190(2) OU (8) ?)
Huile sur toile
Dimensions inconnues.
S. D. : C. Claudel 190?.
HISTORIQUE : Oeuvre exécutée d'après une photographie conservée dans la famille propriétaire du lieu ; Oeuvre conservée dans la famille propriétaire du lieu.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 21, p. 182, repr.
LOCALISATION : Coll. part.
Cette toile figure une glacière située dans l'une des propriétés creusoises de la famille Chapal.

15. Paysage (1907)
Huile sur toile
Dimensions inconnues
S. D. b. g. : C. Claudel 1907.
HISTORIQUE : Oeuvre découverte dans une collection privée en 1987.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR 25, p. 184, repr.
LOCALISATION : Coll. part.

16. Paysage (1907)
Huile sur toile
Dimensions inconnues.
S. D. b. g. : C. Claudel 1907.
HISTORIQUE : Oeuvre découverte dans une collection privée en 1987.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR. 26, p. 184, repr.
LOCALISATION : Coll. part.

17. Brume dans un paysage (1907)
Huile sur toile
H. 100 ; L. 139,5 cm.
S. D. b. d. : C. Claudel 1907.
HISTORIQUE : Ancienne collection Chapal.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR. 27, p. 184, repr.
LOCALISATION : Coll. part.

18. Barthélémy Chapal en pied (1910)
Huile sur toile
H. 200 ; L. 92 cm.
S. D. b. g. : C. Claudel 1910.
HISTORIQUE : Conservé dans la famille du modèle.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR. 28, p. 184.
LOCALISATION : Coll. part.

19. Barthélémy Chapal (dans son tricycle de Dion-Bouton) (1911)
Huile sur toile
H. 78 ; L. 100 cm.
S. D. b. g. : C. Claudel 1911.
HISTORIQUE : Portrait exécuté d'après une photographie conservée dans la famille du modèle ; oeuvre conservée dans la famille du modèle.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR. 29 p, 184, repr.
LOCALISATION : Coll. part.

20. Barthélémy Chapal (debout à côté de son tricycle de Dion-Bouton) (1911)
Huile sur toile
H. 95 ; L. 140 cm.
S. D. b. g. : C. Claudel 1911.
HISTORIQUE : Portrait exécuté d'après une photographie conservée dans la famille du modèle. ; Oeuvre conservée dans la famille du modèle.
BIBLIOGRAPHIE : 1996, A. Rivière-B. Gaudichon-D. Ghanassia, n° NR. 30, p. 185, repr.
LOCALISATION : Coll. part.
C'est d'après des photographies, aujourd'hui encore conservées dans la famille du modèle, que ces deux toiles furent exécutées, Barthélémy Chapal étant mort deux ans auparavant.
Selon les descendants du modèle le lieu est identifiable : il s'agirait de la côte de La Villeneuve-en-Marche (Creuse).

Crédits